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To pathos mou (Ma passion)
Pourquoi la Crète ? Cette passion date de septembre 1996, date de la création de l'association. J'étais en Crète en randonnée avec un groupe. Je ne décrirai pas les péripéties de notre séjour, cela fera l'objet d'un éventuel autre sujet ! Lorsque vous arrivez de votre Alsace et que vous découvrez Héraklion et son aéroport par le hublot de l'avion, vous êtes un peu déçu. Des immeubles hérissés de fers à béton, des routes asphaltées, et dans l'aéroport une foule bruyante de touristes d'un germain cousinage. Est-ce bien cela l'île mythique, la patrie du dieu de l'Olympe ? A part le profil du mont Jouchtas, qui se découpe à l'arrière-plan de la ville et que les Crétois disent être celui de Zeus, rien n'évoque son lieu de naissance. Quand on voit les enseignes dans les rues, on a envie de faire demi-tour : "Zorba-rent-a-car ", " Cnossos Taverna " etc. Les touristes, en majorité Anglais ou Allemands, ne voient de la Crète que l'aéroport et la piscine ou la plage privée de l'hôtel. Des Crétois, ils ne connaissent que le personnel hôtelier. La Crète met un certain temps à se faire
aimer. Pour cela il est préférable d'oublier les images
des brochures d'agences de voyages et de faire le tour de l'île.
Découvrir au printemps les arbres fruitiers en fleurs, les chemins
de montagne tracés par les bergers et humer l'odeur du thym, de
l'origan et de la sauge, et des multiples plantes aromatiques ; descendre
des gorges comme celles de Samaria ou Aradena ; rester béat d'admiration
devant la beauté d'un village comme Loutro, accessible uniquement
en bateau ou à pied, qui s'étage au fond d'une baie protégée
et qui a su préserver son architecture et son âme ! Pour
combien de temps encore ? Alors, lentement, on part à la rencontre de la plus grande richesse de la Crète : les hommes et les femmes qui y vivent aujourd'hui. Richard ZIMMERMANN |