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Concilier écologie et tourisme en Crète Elus, communes, personnes privées, nombreux sont ceux qui se préoccupent actuellement de faire en sorte que le tourisme et lécologie fassent bon ménage en Crète. Car le temps presse. La Crète est, avec ses 8330 km2, la première île grecque, la cinquième de la Méditerranée. Sur 15000 km de côtes grecques, 1300 bordent la Crète et les 70 îles voisines. Et si 80% du territoire grec est montagneux, le relief ne représente que 50% de la Crète qui compte tout de même 57 sommets au-dessus de 2000 m dans les seuls Lefka Ori, Montagnes Blanches, 106 gorges et plus de 5000 grottes. De plus, la Crète est particulièrement riche en faune et flore : on y dénombre aujourdhui 1624 espèces végétales dont 136 endémiques, cest-à-dire particulières à la Crète. Après 10.000 années doccupation humaine, la Crète éprouve un grand besoin dêtre protégée. Sur les 65 zones légalement protégées en Grèce, 4 se trouvent en Crète, dont la palmeraie de Vaï, protégée également par lUnion Européenne. Sur les 300 régions grecques dont il faut sauvegarder la beauté, 60 sont situées en Crète. Certaines parmi elles sont polluées par les déchets abandonnés par les touristes ; ailleurs les eaux usées sécoulent dans la mer * ; des espèces animales sont en voie de disparition ; et dans toute lîle des maisons mal ou anarchiquement construites déparent la beauté de la nature. Malheureusement, la décision de protéger la nature crétoise nest que rarement suivie deffet, par manque dinitiatives publiques et privées. Il est pourtant grand temps dagir, comme le souligne M. Stefanos Karagiannis, directeur de léconomie touristique de Crète et professeur de tourisme à lUniversité dHeraklion : « Même en des lieux qui vivent du tourisme, les effets négatifs de la dégradation de la nature sont souvent ignorés au point quils pourraient conduire à une désaffection de ces lieux par les vacanciers, ce qui aurait des conséquences catastrophiques pour toute la population, coupable ou innocente. » Daprès un article paru dans Athener Zeitung le 22.1.99 * depuis le 4.7.2000, la Grèce paye à lUnion Européenne une amende journalière de 20.000 euros soit près de 70 millions de drachmes pour non-observation dune décision de 1992 de la Commission Européenne de Bruxelles, suite à une plainte contre la pollution par des déchets militaires, industriels et hospitaliers dune rivière le Kouroupitos- à 200 m de la mer dans la Préfecture de Hania. |